Maïla Merca Haël

"Le véritable changement s’opère intérieurement, remonte des profondeurs, s’exprime au dehors et transforme le monde. Car lorsqu’un rouage (une personne) se transforme, c’est le fonctionnement de l’ensemble du mécanisme qui en est affecté." M.M.H. (Extrait de "L'Unité du Réel, une éthique de la création artistique" – 2014)

Dehors et de rêves

White Carousel

« Dehors et de rêve »

 

Je suis le mât,

Au centre,

Fixe,

Immuable.

Je suis le créateur et la source du rêve.

Je suis le Blanc.

Au dehors, la ronde incessante du Monde.

J’ai envoyé une projection de moi-même y apprendre le Vert et le Bleu.

 

Au sein du Monde, dans la danse de la Réalité,

Je suis Moi, Je suis Eux, Je suis l’Un, Je suis l’Autre, Je suis Soi, Je suis Nous.

 

Et lorsqu’enfin le Bleu et le Vert se mêlent au Blanc,

qu’enfin Je dévoile, à l’unisson de la face du Monde, Mon Rythme Pur, et que surgissent des abstractions de Mon Secret, alors la pulsion première de Ma Création se répercute en l’autre et résonne comme un cor au sein de l’Âme en miroir de Beauté.

 

Je suis le Ciel, Je suis la Terre, Je suis le Pont.

Je suis réel, Je suis rêve. Je suis dehors, Je suis dedans.

 

Je suis le White Carousel.

 


Je Suis dedans.

Je Suis le Rêve, pourtant réel, porté en Soi.

Je Suis Sacré.

Je Suis l’Eau de la Vie.

 

Je Suis Douceur, Je Suis Sucre, Je suis Amour.

 

Relié à l’Âme en pureté, Je Suis Paradis.

Relié à l’Âme en souffrance, Je Suis Enfer.

Je Suis Rêve ou Cauchemar en toute chose.

 

Je Suis en elle, Je Suis en lui,

Je Suis en Ciel, Je Suis en Terre,

Je Suis partout.

 

Je Suis l’Image avant la Forme.

Je Suis la Gestation première.

Je Suis Magie.

 

Je Suis à mi-chemin.

Entre le rêve et la réalité,

Un entre-deux qui fait le pont.

Je Suis le Lien.

 

Je Suis Essence de foi qui donne corps.

 

Je Suis Mouvement,

Je Suis Transformation,

Je Suis Métamorphose.

 

Je Suis la Danse nuptiale des énergies contraintes à croître,

De l’indifférencié à la matière, Je Suis le Pulse Créateur.

Energie continue qui déploie l’essence vers la matière.

Je Suis Accouchement.

 

Je Suis Dehors.

Je Suis le Rêve réalisé.

Je Suis spontanément Réalité,

 

Je Suis Elle, Je Suis Lui,

Je Suis Ciel, Je Suis Terre,

Je Suis partout.

 

Je Suis la Forme après l’Image.

Je Suis Matière.

Je Suis Tout et Chaque Chose.

Je Suis Roche, Je Suis Vent, Je Suis Flamme, Je Suis Océan.

Je Suis Minéral, Végétal et Animal.

Je Suis Humain.

 

Je Suis le Rêve, Je Suis Le Pont, Je Suis Le Monde réalisé.

Je Suis la Vie.

 

 

Dehors. Beauté.

Ciel. Beauté.

Terre. Beauté.

Océan. Beauté.

Minéral. Beauté.

Végétal. Beauté.

Animal. Beauté.

Hommes. Beauté.

Femmes. Beauté.

Enfants. Beauté.

Afrique. Beauté.

Amérique. Beauté.

Europe. Beauté.

Asie. Beauté.

Océanie. Beauté.

Pays. Beauté.

Culture. Beauté.

Nature. Beauté.

Nation. Beauté.

Etat. Beauté.

Société. Beauté.

Loi. Beauté.

Politique. Beauté.

Social. Beauté.

Economie. Beauté.

Récession. Beauté.

Croissance. Beauté.

Commerce international. Beauté.

Commerce local. Beauté.

Pauvreté. Beauté.

Richesse. Beauté.

Argent. Beauté.

Don. Beauté.

Chaumage. Beauté.

Travail. Beauté.

Police. Beauté.

Responsabilité. Beauté.

Armée. Beauté.

Souveraineté. Beauté.

Guerre. Beauté.

Paix. Beauté.

Esclavage. Beauté.

Liberté. Beauté.

Science. Beauté.

Art. Beauté.

Virtuel. Beauté.

Réel. Beauté.

Progrès. Beauté.

Tradition. Beauté.

Industrie. Beauté.

Artisanat. Beauté.

Rationalité. Beauté.

Spiritualité. Beauté.

Organisme Génétiquement Modifié. Beauté.

Biologique. Beauté.

Energies fossiles. Beauté.

Energies renouvelables. Beauté.

Maladie. Beauté.

Guérison. Beauté.

Pollution. Beauté.

Transmutation. Beauté.

Drame naturel. Beauté.

Transformation. Beauté.

Drame industriel. Beauté.

Satisfaction. Beauté.

Drame familial. Beauté.

Changement. Beauté.

Entraide. Beauté.

Solidarité. Beauté.

Pénurie. Beauté.

Abondance. Beauté.

Épreuve. Beauté.

Connaissance. Beauté.

Bruit. Beauté.

Silence. Beauté.

Mort. Beauté.

Vie. Beauté.

 

Dedans. Beauté.

Rêve. Beauté.

Cauchemar. Beauté.

Réalité. Beauté.

Illusion. Beauté.

Idée. Beauté.

Confusion. Beauté.

Pensée. Beauté.

Impasse. Beauté.

Raison. Beauté.

Sensation. Beauté.

Inconscient. Beauté.

Conscience. Beauté.

Folie. Beauté.

Sagesse. Beauté.

Jugement. Beauté.

Accueil. Beauté.

Ignorance. Beauté.

Connaissance. Beauté.

Violence. Beauté.

Douceur. Beauté.

Insécurité. Beauté.

Sécurité. Beauté.

Instabilité. Beauté.

Stabilité. Beauté.

Révolte. Beauté.

Patience. Beauté.

Haine. Beauté.

Amour. Beauté.

Colère. Beauté.

Apaisement. Beauté.

Tristesse. Beauté.

Joie. Beauté.

Détresse. Beauté.

Sérénité. Beauté.

Souffrance. Beauté.

Tranquillité. Beauté.

Angoisse. Beauté.

Bien-être. Beauté.

Peur. Beauté.

Courage. Beauté.

Jalousie. Beauté.

Assurance. Beauté.

Doute. Beauté.

Confiance. Beauté.

Esclavage. Beauté.

Liberté. Beauté.

Vanité. Beauté.

Humilité. Beauté.

Égocentrisme. Beauté.

Altruisme. Beauté.

Égoïsme. Beauté.

Générosité. Beauté.

Fausseté. Beauté.

Authenticité. Beauté.

Mensonge. Beauté.

Vérité. Beauté.

Isolement. Beauté.

Ouverture. Beauté.

Impasse. Beauté.

Horizon. Beauté.

Effondrement. Beauté.

Prospérité. Beauté.

Chute. Beauté.

Puissance. Beauté.

Discorde. Beauté.

Harmonie. Beauté.

Aveuglement. Beauté.

Discernement. Beauté.

Abattement. Beauté.

Enthousiasme. Beauté.

Indifférence. Beauté.

Dévouement. Beauté.

Infertilité. Beauté.

Créativité. Beauté.

 

Au sein du Monde.

Au sein de l’Etre,

Multiplicité de l’expérience.

Au dehors et au-dedans.

De réalité et de rêve,

L’existence se crée jour après jour.

En vase ouvert, en vase clos, tout coopère.

En positif, en négatif, l’écho s’appelle incessamment.

Du jour à la nuit,

En correspondances infinies.

Du « tu es » au « Je suis », du « vous êtes » au « nous sommes »,

Le sens se fait en singularité.

Sans différence, pas d’identité.

Sans différence, pas d’existence.

Seulement l’indifférencié avant la création.

 

 

Rêve.

Réalité.

Dedans.

Dehors.

Vie autonome du rêve.

Energie en Amont de la terre.

Une dimension parallèle.

Un autre monde.

Ailleurs.

Ailleurs mais pourtant ici.

Ramené ici par le croisement des mondes en nécessité.

Mondes enchevêtrés mais distincts qui se parlent en échos, se nourrissent mutuellement, en flux continu.

Du rêve à la réalité.

De la réalité au rêve.

Du dedans au dehors,

Du dehors au-dedans.

Frontière subtile fixée par la raison.

Équilibre de l’un à l’autre, facteur d’harmonie.

Sombrer dans une réalité sans rêve, folie.

Sombrer dans un rêve sans réalité, psychose.

Donnant réalité au rêve, nourrissant réalité par le rêve,

Les mondes se guérissent et s’apaisent.

 

Ensemble.

Ensemble Esprit, ensemble Cœur, ensemble corps.

Ensemble Ciel, ensemble Terre.

Ensemble Père, ensemble Enfant, ensemble Mère.

Ensemble spirituel, ensemble matériel.

Ensemble passé, ensemble Présent, ensemble futur.

Ensemble désirs, ensemble Amour, ensemble peurs.

Ensemble masculin, ensemble Divin, ensemble féminin.

Ensemble dehors, ensemble dedans.

Ensemble éternel, ensemble temporel.

Ensemble rêve, ensemble éveil.

Ensemble Je, ensemble Nous, ensemble Tu.

Ensemble.


 

Je suis une orchidée.

Ou plutôt, je suis une graine d’orchidée.

Je suis dans la terre.

Je reçois eau, chaleur, protection.

Je reçois attention.

Je suis une graine qui va devenir orchidée.

Je connais mon chemin, je le porte en moi, je l’ai rêvé :

D’abord, je vais déployer une pousse, minuscule, qui va fendre la gangue protectrice qui m’enserre.

Mon futur corps.

Ce corps va prendre en force, en maturité, jour après jour.

Je vais me frayer un chemin vers la lumière, faisant s’écarter sur mon passage la terre qui me nourrit avec Amour.

Je vais sortir de terre pour aller vers le ciel.

Je ne le toucherai pas, je resterai bien en équilibre entre lui, mon père et ma si tendre mère qui mon porte en son sein.

Enracinée dans la terre, tendue vers le ciel.

Une fois née, je poursuivrai ma croissance, je commencerai à donner des feuilles.

Puis, viendra le temps où je serai couronnée, le bourgeon floral verra le jour.

Ce sera ma deuxième naissance, je serai sexuée.

Je préparerai, derrière les écailles, les couleurs de mon sacrement.

Blanc, vert, bleu.

En petites touches subtiles, mes pétales s’orneront de délicatesse afin de remercier le Monde de me faire exister.

Je rendrai hommage à la Vie, lui offrant ma beauté.

Enfin, j’assurerai ma descendance pour qu’elle donne suite, comme il lui plaira, à cette merveilleuse expérience. Avec élégance, charme, pureté et ferveur, je séduirai mon autre aérien,

lui offrant mon nectar en dévouement suprême.

Pleine, satisfaite, mon dessein accomplit, je pourrai alors m’effacer pour me renouveler.

Il en est ainsi.

Je le sais.

Je laisse faire, avec patience, amour et lenteur, le pulse vital que je sens en dedans.

Je laisse à mon rêve la place de prendre forme sans m’interposer.

Forcer le chemin serait une errance et d’ailleurs, je n’y songe même pas.

J’ai confiance.

Je suis inexorablement Orchidée.

 

 

Je suis, tu es.

Je suis mon rêve.

Tu es ma réalité.

Je suis ta réalité.

Tu es ton propre rêve.

Au sein de toi, je deviens songe.

En mon sein, tu deviens songe.

Je te rêve cauchemar, tu deviens prison.

Je te rêve beauté, tu deviens horizon.

Croisement incessant des espaces de rêves en réalisation prospère ou cauchemar terrifiant.

 

Je, Tu.

L’Un, l’Autre.

Dedans, dehors.

Chaque Un se rêve et transforme l’Autre en réalité.

 

Quel est ton rêve ?

 

Monde intérieur, terreau de la relation.

Je ne peux voir qui tu es qu’à travers ce monde.

Je rêve les yeux ouverts, je ne suis qu’un songe.

Et lorsque je regarde dehors, je projette incessamment mon rêve sur cette réalité.

Réalité devient miroir.

C’est mon rêve que je vois dehors.

 

Puis-je te voir en vérité au-delà de cette projection ?

Faire taire le songe que je dépose sur toi, qui nous emprisonne.

 

Quel est ton rêve ?

 

Je rêve calmement d’harmonie, de confiance et de paix.

De différences nécessaires.

Je tends vers toi, le cœur libre de préjugé.

Je regarde enfin sans rêver.

 

Je te vois.

Tu n’es qu’Amour.

 

 

Je suis l’un,

Je suis l’autre.

Tu es l’un,

Tu es l’autre.

Nous sommes Un.

 

Sommes-nous légion ?

Séparés de chaque Un ?

Les uns à côtés des autres,

Marchant d’un pas fuyant ?

 

Miroir du Moi, le regard se perd en solitude.

On ne se regarde pas.

Seuls, seuls, seuls.

Moribondes heures d’errance amère.

 

Au doute, à la colère, à la peur,

S’ajoute la souffrance continue de l’abandon.

On ne se reconnait pas. Ni dedans, ni dehors.

Le rêve et la réalité se fuient en grincement de dents.

 

Où somme-nous ?

Quelque part ailleurs.

Dans « Ensemble ».

Car à l’illusion bienfaisante de la séparation,

Où se cache l’expérience du « Je Suis »,

La valse des âmes nous dévoile un secret :

 

Regarde-moi, Je suis nous.

Je te regarde, Tu es nous.

 

Au grès des différences,

on contemple la béate expérience de la multiplicité.

Saveur. Goût. Découverte.

Vie. Mouvement éclectique de la beauté.

 

La danse de la réalité se soulève.

Le dedans fait écho au dehors,

Le dehors fait écho au-dedans.

Miroir du Soi, l’autre se découvre en Ensemble.

 

Je Suis, Tu Es, Nous Sommes UN.

Et se chemin se parcourt dans la réunion du réel et du rêve

Car les deux ne sont qu’Un.

 

 

L’autre c’est moi.

Et lorsque je porte mes yeux sur cet autre,

Je vois mes infinies possibilités d’existence.

 

Ce que tu es me plait.

Tu résonne en mon sein en miroir de beauté.

Je te mange.

Par les yeux, par les mots, par la tête, le corps et les sens,

Par l’Âme et l’Esprit.

Je te goûte en mon être.

 

Ce que tu es m’indispose.

Tu détourne mon rêve de qui Je Suis.

Je cherche à guérir, je ne peux.

Je Colère, Je Rejet, Je Conflit, Je Guerre.

Tu es mon Autre.

Je m’indispose.

 

Viens le temps de l’acceptation et du pardon

de cet autre en résonance négative.

Je me pardonne d’être qui tu es et souri.

 

Tu entre à nouveau dans ma réalité

et alors l’humour du Nous en pile et face de la Vie,

Nous relie dans Ensemble, fait de qui Je Suis et de qui Tu Es.

 

Merci.

 

 

J’ai rêvé.

Je me suis rêvée.

D’abord en idéal.

Des fantasmes de réalité autre.

En utopie.

J’ai jugé Le Monde,

J’ai jugé l’autre,

Je me suis jugée.

J’ai fondu mon Être tant bien que mal,

Dans une projection parfaite de mon idée.

Je me suis perdue.

Rêve contrôle, rêve restriction, rêve castration.

Cauchemar.

Je suis morte.

Je suis morte en dedans, niant réalité.

Je me suis niée.

 

Vide.

 

J’ai rêvé.

Je me suis rêvée.

En pur présent réalité.

Acceptant l’illusoire imperfection.

En vérité.

J’ai vu le Monde.

J’ai vu l’autre.

Je me suis vu.

J’ai fondu mon être en cet état

D’existences parfaites ici et là.

Je me suis trouvée.

Rêve spontané, rêve abondance, rêve fertilité.

Vision.

Je suis née.

Je suis née en dedans, admettant réalité.

Je me suis admise.

 

Pleine.

 

 

Je suis une Déesse.

Ou plutôt, je suis une graine de Déesse.

Je suis dans le sein de ma mère.

Je reçois nutriments, oxygène et stimulation.

Je reçois Vie.

Je suis un fœtus qui va devenir Déesse.

Je connais mon chemin, je le porte en moi, je l’ai rêvé :

D’abord, je vais naître au sein d’une famille d’artisans.

Grandir difficilement, me débrouiller toute seule, apprendre très tôt la solitude.

Me montrer de quoi je suis capable, me frotter à la vie avec passion, provoquant les événements de ma croissance.

Je vais me faire initier.

Initiation à l’amitié, à l’Amour, à l’autre, initiation à l’Art, au Monde, à l’Existence.

Je vais faire souffrir et en souffrir.

Je vais souffrir, beaucoup, mais l’encaisser et le guérir.

Je vais vouloir mourir, souvent, pour changer de peau.

Me défaire de qui je ne suis pas.

Je vais mourir, maintes fois, à moi-même.

Perdue dans le désert, je vais chercher la Vérité.

J’errerai, longtemps, au fond du labyrinthe, ballotée ici et là, dispersée dedans-dehors, je vais courir après qui je suis.

Je vais trouver de nombreuses clés. Pour ce faire, des idées.

Les appliquer et m’en défaire. Je vais me conditionner, me déconditionner, me reconditionner, passer de vérités en vérités, découvrir leur diversité.

Je me remettrai en cause, sans cesse, me perdant dans ces vues de l’esprit.

Je chercherai l’amour auprès de l’homme, l’engagement.

Je vais le trouver et le perdre, le perdre et le trouver, en boucle sans fin, cherchant sortie à cet enfer.

Je vais chercher ma féminité, explorant ma masculinité.

J’accepterai tous ces échecs, tous ces malheurs, toutes ces souffrances avec humilité et courage.

J’accepterai l’expérience dans son entier.

Puis, je vais naître, enfin, spontanément, après être morte à toute idée et connaissance, à toute croyance.

Naissance majeur.

Je vais trouver que je suis Déesse.

La femme en moi va trouver sa Déesse Intérieure.

La femme et la Déesse vont se parler.

Le lien sera fait entre la Terre et le Ciel.

La Déesse prendra les rennes de cette vie désaccordée et trébuchante.

Je vivrai dans la pauvreté matérielle et l’abondance de justesse.

Je serai apprentie Déesse.

Je voudrai m’en aller ailleurs, sereinement, quitter cette planète de désespoir, n’y ayant pas de place, sentant que je viens d’ailleurs.

Je donnerai la vie pour retrouver le fil et le moteur, pour me donner du courage après l’épreuve et accepter de vivre encore.

Je penserai mes plaies, je guérirai mon âme.

Je guérirai mon univers intérieur.

Je penserai mes relations familiales, amoureuses, amicales, professionnelles et de passage.

Je guérirai mon univers extérieur.

Je guérirai ma vie au-dedans et au dehors, je ferai de ma vie un rêve et de mon rêve réalité.

Je trouverai ma constance.

J’entrerai enfin dans la spirale ascensionnelle et continue du flux de la vie.

Et je serai dans l’Abondance, l’Amour, la Joie et la Plénitude de sentir la beauté en toutes choses, de constater la perfection de la diversité dans son ensemble, de la cause à l’effet, des structures imbriquées qui se succèdent. Je verrai le secret.

Je serai riche de tout.

Je serai enfin une partie du tout qui a trouver sa place au sein de la Création.

Pleine, satisfaite, mon dessein accomplit, je pourrai alors m’effacer pour me renouveler. Je mourrai d’Amour.

Il en est ainsi.

Je le sais.

Je laisse faire, avec patience et dévotion, le pulse vital que je sens en dedans.

Je laisse à mon rêve la place de prendre forme sans m’interposer.

Forcer le chemin serait une errance et d’ailleurs, je n’y songe même pas.

J’ai confiance.

Je suis inexorablement Déesse.

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